En ce début d’année 2026, la question revient partout (dîners de famille inclus) : où vont les taux de crédit immobilier ? Après deux ans de montagnes russes, le scénario central retenu par une large partie des acteurs du crédit et de l’immobilier est celui d’une stabilisation des taux, plutôt qu’une baisse franche. Aujourd’hui, les projections les plus citées convergent vers des taux fixes autour de 3,25 % à 3,50 % sur 20 ans, avec des variations selon la durée, le profil emprunteur et la politique commerciale des banques. Ce niveau reste plus élevé que l’ère “exceptionnelle” de 2020-2021, mais il n’a rien d’un scénario de crise durable : on se rapproche de régimes de taux qui ont existé dans le passé, avec un marché qui s’adapte progressivement. (Traduction : ce n’est pas la fin de l’immobilier, c’est la fin de l’immobilier “gratuit”.)
Le scénario central pour 2026 : stabilisation, pas chute libre
Les baromètres et analyses publiés fin 2025 pointent vers une dynamique assez claire :
- Taux sur 20 ans : autour de 3,25 % à 3,50 % en moyenne (selon les sources) Pretto+2CAFPI+2
- Taux sur 25 ans : souvent un peu au-dessus (autour de 3,35 % à 3,55 % selon les périodes / baromètres) E-immobilier+2CAFPI+2
- Dynamique : davantage de stabilité que de baisse nette, sauf “coups” ponctuels sur des profils ciblés (les banques adorent les bons dossiers, c’est leur langage de l’amour). CAFPI+1
L’idée n’est pas que les taux ne bougeront plus, mais que le marché entre dans une phase où les variations se feront à la marge, tant que le contexte macro reste stable. Pretto+1
Pourquoi les taux se stabilisent (et pourquoi ça peut durer)
1) La BCE ne relance pas la machine à baisse pour l’instant
Les taux de crédit immobiliers ne suivent pas mécaniquement les taux directeurs, mais la politique monétaire donne le “cadre” : lorsque la Banque centrale maintient ses taux, cela limite la probabilité d’une détente rapide du crédit.
Fin 2025, la BCE a maintenu ses taux, dans un contexte où l’inflation se normalise mais reste un sujet de vigilance. Morningstar+1
2) Les taux longs restent élevés : l’OAT 10 ans au-dessus de 3,5 %
Le coût de l’argent, côté banques, se lit aussi dans les taux longs. Or, fin 2025, les rendements de l’OAT 10 ans se situaient autour de 3,55 % (avec une volatilité liée notamment au contexte budgétaire et politique). Trading Economics+1
Quand les taux longs restent “haut perchés”, cela pèse sur la capacité des banques à baisser franchement les taux immobiliers… sauf à sacrifier leurs marges plus qu’elles ne le souhaitent.
3) Le crédit immo est aussi un marché de concurrence (et ça change beaucoup)
C’est la partie souvent sous-estimée : les banques se battent pour certains profils (revenus stables, épargne régulière, faible endettement, dossiers propres). Les baromètres de courtiers montrent que, même quand le contexte macro est tendu, la concurrence peut tirer les taux vers le bas pour les “bons” emprunteurs, au moins temporairement. CAFPI+1
C’est ce qui explique qu’on puisse voir des taux proposés “mieux” que ce que les conditions de marché laisseraient imaginer.
4) Euribor, refinancement, et autres mots qui donnent envie de prendre un café
Les taux immobiliers dépendent aussi du refinancement bancaire et des équilibres interbancaires (dont l’Euribor est un indicateur). Ce n’est pas le seul déterminant, mais il participe à la mécanique de transmission des conditions de financement. Good Value for Money
Le marché immobilier en 2025 : normalisation en cours
Après une année 2024 plutôt morose, plusieurs indicateurs de 2025 ont montré un retour progressif vers un rythme plus “normal”.
Transactions : reprise et retour vers des volumes plus “sains”
Des analyses publiées fin 2025 évoquent un volume de transactions autour de 929 000 ventes sur douze mois glissants (fin octobre 2025) et une amélioration nette par rapport à 2024. Meilleurs Agents
D’autres projections pour 2026 évoquent jusqu’à 960 000 transactions dans l’ancien, soit une poursuite de la normalisation plutôt qu’un emballement. Immo Matin+1
Prix : reprise modérée, pas euphorie
Côté prix, l’INSEE montre qu’en 2025, après une séquence de baisse, on retrouve des évolutions modérées, avec des hausses annuelles qui redeviennent positives à certains moments selon les trimestres et les zones (province vs Île-de-France, maisons vs appartements). Insee+2Insee+2
En clair : on n’est pas dans un “boom”, mais plutôt dans une phase d’atterrissage, où vendeurs et acheteurs réapprennent un nouveau niveau de taux.
Et en 2026 ? Un scénario central… avec des risques bien identifiés
Le scénario de stabilisation autour de 3,25–3,50 % sur 20 ans est cohérent tant qu’il n’y a pas de choc majeur. Pretto+2CAFPI+2
Les facteurs qui peuvent rebattre les cartes
- Choc géopolitique → hausse du risque, tension sur les taux longs Trading Economics+1
- Rebond d’inflation → politique monétaire plus stricte Morningstar+1
- Tensions budgétaires / prime de risque France → OAT plus élevée, donc pression sur le crédit Trading Economics+1
À l’inverse, une détente durable des taux longs et une trajectoire macro plus lisible pourraient permettre quelques baisses marginales, mais le marché ne “price” pas un retour massif sous 3 % à court terme dans les sources grand public les plus consultées fin 2025. Pretto+1
Ce que ça signifie concrètement pour acheteurs et vendeurs
Pour les acheteurs
- La fenêtre “magique” des taux ultra-bas est derrière nous, mais la visibilité revient.
- La négociation se joue plus que jamais sur le dossier : apport, stabilité, gestion bancaire, niveau d’endettement. CAFPI+1
Pour les vendeurs
- Le marché favorise les biens bien positionnés : prix cohérent + qualité + localisation.
- Le “prix de 2021” avec “les taux de 2026”, c’est souvent… un bien qui attend longtemps. (Et un vendeur qui redécouvre le concept de compromis.)
À retenir (et à ressortir en réunion sans trembler)
- Début 2026, le scénario central est une stabilisation des taux autour de 3,25–3,50 % sur 20 ans. Pretto+2CAFPI+2
- Les taux longs (OAT 10 ans) restent élevés, ce qui limite une baisse franche. Trading Economics+1
- La concurrence bancaire peut créer des opportunités ponctuelles pour les meilleurs profils. CAFPI+1
- Le marché immobilier poursuit sa normalisation, avec des volumes et des prix qui se rééquilibrent graduellement. Meilleurs Agents+2Immo Matin+2
FAQ – Marché immobilier et taux 2026
Les taux de crédit immobiliers vont-ils baisser fortement en 2026 ?
Les sources fin 2025 évoquent plutôt une stabilité autour de 3,25–3,50 % sur 20 ans, hors choc macroéconomique. Pretto+2Pretto+2
Pourquoi les taux ne suivent-ils pas uniquement l’OAT ?
Parce qu’ils résultent d’un équilibre entre politique monétaire, conditions de refinancement, taux longs et concurrence entre banques. Trading Economics+2Morningstar+2
Le marché va-t-il repartir fort en 2026 ?
Les projections disponibles fin 2025 parlent plutôt d’une reprise modérée et d’un retour à des volumes proches de la moyenne, pas d’une envolée. Immo Matin+1
Les prix vont-ils remonter malgré des taux plus élevés ?
Les données INSEE 2025 montrent des évolutions modérées et hétérogènes selon les zones, ce qui plaide pour un marché plus “normalisé” que “sur-excité”. Insee+1







