61,2% des ménages français possèdent un bien immobilier

61,2% des ménages français possèdent un bien immobilier

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, la crise sanitaire n’a pas trop affecté le patrimoine des Français puisque 61,2 % des ménages ont un bien immobilier.

Le patrimoine des Français ne connaît pas vraiment la crise. C’est même le contraire puisque les ménages français ont plus économisé pendant deux ans et ont gardé ou acquis des biens immobiliers. Les chiffres sont plus parlants : 61,2% des ménages ont un bien immobilier. 57,5% d’entre eux sont propriétaires de leur résidence principale tandis que 19,2% ont un autre logement (bien loué, résidence secondaire…). La part d’acquisition d’autres logements a augmenté de 0,9 point depuis 2018.

Concernant les autres moyens d’épargner, les Français et Françaises privilégient toujours le Livret A. Au total, 83,9% des ménages en possèdent un. Même si son rendement reste faible (autour de 1%), il est sans risque contrairement à d’autres placements. Les contrats d’assurance-vie sont également en hausse puisque 40% des foyers en ont désormais contracté un. L’épargne a donc globalement progressé mais ce sont surtout les 20% de ménages les plus riches qui en bénéficient. Selon la Banque de France, l’épargne accumulée représente 170 milliards d’euros.  

61,2% des ménages français possèdent bien immobilier

Baisse des propriétaires de biens immobiliers de moins de 30 ans

Si on regarde les chiffres de plus près, on se rend compte que 73,4% des propriétaires ont 70 ans ou plus. En comparaison, les moins de 30 ans ne sont que 19,8% à détenir un bien immobilier. Et ce pourcentage est en baisse. Selon Charles Marinakis, président de Century 21 France, le premier trimestre 2022 a enregistré un recul de 12% des acquéreurs de moins de 30 ans, ce qui pose un réel problème.

« C’est problématique parce que ce qui va réguler le marché immobilier dans les 30 ans qui viennent c’est la démographie et les primo-accédants. Malheureusement cette tranche d’âge, et souvent ce sont des primo-accédants, eux ils sont très affectés par tous les facteurs négatifs du marché », explique Charles Marinakis sur le plateau de BFM Business.

En effet, les prix de l’immobilier grimpent de plus en plus. Les exigences plus drastiques des banques pèsent également sur la balance. Il faut un apport plus important - autour de 32 000 euros -, les taux de crédits sont plus élevés et les refus sont, par conséquent, de plus en plus nombreux. Or, les primo-accédants ont des revenus moins importants que les autres tranches d’âges et sont davantage pénalisés par ces mesures et par les prix du marché. Même si aujourd’hui, les transactions ont repris de plus belle et l’immobilier ancien connaît un fort succès, la tendance pourrait s’inverser dans les années à venir en raison notamment de l’interdiction des passoires thermiques.

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