À partir du 1er septembre 2026, la facturation électronique devient une obligation progressive pour les entreprises françaises assujetties à la TVA. Calendrier, entreprises concernées, e-invoicing, e-reporting ou encore plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) : cette réforme transforme en profondeur la gestion des factures. La réforme de la facturation électronique s’impose ainsi comme un tournant majeur. Derrière cette évolution, ce n’est pas seulement un changement d’outil : c’est toute la gestion des flux financiers qui se modernise. Pour les entreprises, l’enjeu est donc double : se mettre en conformité et en tirer un avantage opérationnel.
Qu'est-ce que la facturation électronique ?
La facturation électronique désigne l’émission, la transmission et la réception de factures dans un format structuré, conforme à la norme européenne EN16931.
Contrairement à une simple facture PDF envoyée par email, une facture électronique contient des données directement exploitables par les logiciels comptables. Elle permet ainsi un traitement automatisé, sans ressaisie.
Trois formats principaux sont utilisés dans ce cadre :
- Factur-X (format hybride PDF + données XML).
- UBL (format structuré standardisé).
- CII (format structuré utilisé à l’international).
Cette standardisation s’inscrit dans une logique globale de dématérialisation des factures et d’automatisation des flux financiers.
Factures PDF, facture dématérialisée et facture électronique : quelles différences ?
Ces notions sont souvent confondues, alors qu’elles répondent à des niveaux d’exigence très différents dans le cadre de la réforme.

Seule la facturation électronique, reposant sur des données structurées et transmises via une plateforme agréée, répond aux exigences de la réforme et devient obligatoire à partir de 2026.
Qui est concerné par la réforme de la facturation électronique ?
La réforme de la facture électronique concerne l’ensemble des entreprises établies en France et assujetties à la TVA.
Sont notamment concernés :
- les grandes entreprises et ETI
- les PME et TPE
- les micro-entrepreneurs, y compris en franchise de TVA
Autrement dit, toute structure émettant ou recevant des factures devra adopter un système de facturation électronique conforme.
Qui n’est pas concerné ou dans quels cas ?
Toutes les opérations ne relèvent pas directement de l’e-invoicing.
Certaines situations, comme les ventes à des particuliers (B2C) ou les transactions à l’international, ne sont pas soumises à l’échange de factures électroniques entre entreprises. Elles restent toutefois concernées par l’e-reporting, qui impose la transmission de données à l’administration fiscale.
Ainsi, même lorsqu’une facture électronique n’est pas obligatoire, une obligation déclarative peut subsister.
Quand la facturation électronique devient-elle obligatoire ?
Le calendrier de mise en œuvre de la facturation électronique en France est progressif.
À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques. À cette même date, les grandes entreprises et les ETI auront l’obligation d’émettre leurs factures sous format électronique.
L’obligation d’émission sera ensuite généralisée au 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et micro-entreprises.
Ce calendrier laisse un temps d’adaptation, mais impose d’anticiper dès maintenant la mise en place des outils de facturation électronique.
E-invoicing et e-reporting : comprendre les nouvelles obligations
La réforme repose sur des piliers complémentaires.
L’e-invoicing correspond à l’échange de factures électroniques entre entreprises françaises via des plateformes certifiées. L’e-reporting concerne, quant à lui, la transmission des données de transactions à l’administration fiscale, notamment pour les ventes aux particuliers ou à l’international.
Ces deux mécanismes permettent de renforcer le contrôle de la TVA tout en simplifiant les obligations déclaratives des entreprises.
Comment envoyer une facture électronique ?
Avec la réforme, l’envoi direct de factures par email disparaît. Les entreprises devront obligatoirement passer par des plateformes agréées pour transmettre leurs factures.
Deux acteurs structurent ce nouveau modèle :
- les Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP), qui assurent la gestion et la conformité des flux.
- le Portail Public de Facturation (PPF), qui centralise les données pour l’administration.
Ce système garantit la sécurité, la traçabilité et la conformité des échanges de factures.
Comment choisir une PDP ?
Le choix d’une plateforme de dématérialisation partenaire est une étape clé dans la mise en place de la facturation électronique.
Une PDP permet de transmettre les factures, de garantir leur conformité et d’assurer la communication avec l’administration fiscale. Elle joue un rôle central dans le dispositif.
Pour choisir une solution adaptée, plusieurs critères sont à considérer :
- la compatibilité avec vos outils existants
- les fonctionnalités proposées (automatisation, suivi, archivage)
- le niveau d’accompagnement
- le coût, en fonction du volume de factures
Anticiper ce choix est essentiel pour éviter une mise en conformité dans l’urgence.
Quels impacts sur les logiciels de gestion et la comptabilité ?
La facturation électronique implique une évolution des outils utilisés au quotidien, notamment les logiciels de gestion et de comptabilité.
Les entreprises devront s’assurer que leurs solutions peuvent s’interfacer avec une PDP et gérer les formats structurés. Cette transformation permet d’automatiser les flux de facturation, de limiter les ressaisis et d’améliorer la fiabilité des données.
À terme, elle facilitera également le suivi comptable et le pilotage financier.
Quelles sont les nouvelles mentions obligatoires ?
La réforme de la facturation électronique introduit également de nouvelles obligations concernant le contenu des factures. À partir de 2026, plusieurs mentions devront être ajoutées pour répondre aux exigences de la facturation électronique :
- le numéro SIREN du client
- la nature de l’opération (biens, services ou mixte)
- l’option de paiement de la TVA sur les débits, si applicable
- l’adresse de livraison, si elle diffère de l’adresse de facturation
Ces informations facilitent le traitement automatisé et améliorent la qualité des données transmises.
Quels sont les avantages de la dématérialisation des factures ?
Si la réforme impose de nouvelles contraintes, elle offre aussi de véritables bénéfices. La facturation électronique permet de réduire les coûts de traitement, d’automatiser les tâches administratives et de limiter les erreurs humaines.
Elle améliore également la visibilité sur la trésorerie grâce à un suivi plus précis des paiements. À terme, elle contribue à une gestion plus fluide et plus fiable des flux financiers.
Quels risques en cas de non-conformité ?
Ne pas anticiper cette réforme de facturation électronique peut exposer les entreprises à plusieurs risques. Au-delà des sanctions financières prévues en cas de non-respect, les impacts peuvent être opérationnels.
Une facture non conforme peut être rejetée, entraînant des retards de paiement et des perturbations dans les échanges commerciaux. Dans certains cas, cela peut aller jusqu’à bloquer l’émission ou la réception des factures.
La période de transition est également propice aux tentatives de fraude, notamment via de faux prestataires. La vigilance sera donc essentielle dans le choix des partenaires.
Comment se préparer à la facturation électronique ?
La mise en conformité avec la facturation électronique nécessite une adaptation des outils et des processus internes.
Pour réussir cette transition, il est recommandé de :
- réaliser un diagnostic de ses pratiques actuelles
- choisir une solution compatible avec son écosystème
- se faire accompagner par des experts (comptable, partenaire technologique)
Anticiper permet non seulement de respecter la réglementation, mais aussi de tirer parti des gains d’efficacité.
Quel rôle pour Ublo dans la facturation électronique ?
La mise en place de la facturation électronique impacte directement les outils métiers, notamment dans des secteurs comme la gestion locative où les flux de facturation sont nombreux et récurrents.
Dans ce contexte, des solutions comme Ublo intègrent ces évolutions pour répondre à des problématiques concrètes. L’automatisation des flux de facturation permet de limiter les interventions manuelles, tandis que la réduction des ressaisis améliore la fiabilité des données.
En s’adaptant à cette réforme, les outils de gestion locative contribuent ainsi à simplifier les processus, sécuriser les échanges et optimiser le suivi comptable.
Conclusion
La réforme de la facturation électronique marque une étape clé dans la digitalisation des entreprises. Elle impose une adaptation progressive, mais offre une opportunité d’optimiser les processus et de fiabiliser les données.
Ublo se mobilise pour intégrer ces évolutions et préparer la mise en place de la facturation électronique pour ses clients dès 2026. Cette transition est aussi l’occasion de simplifier, sécuriser et fiabiliser durablement la gestion des factures.
FAQ – Facturation électronique 2026
1. Qu’est-ce que la facturation électronique ?
C’est une facture émise et transmise dans un format structuré, directement exploitable par les logiciels comptables.
2. Une facture PDF est-elle suffisante ?
Non. Un simple PDF ne sera plus conforme à la réforme.
3. Qui est concerné par la réforme ?
Toutes les entreprises assujetties à la TVA en France, y compris PME, TPE et micro-entreprises.
4. Quand devient-elle obligatoire ?
- 1er septembre 2026 : obligation de réception pour toutes les entreprises
- 1er septembre 2026 : obligation d’émission pour grandes entreprises et ETI
- 1er septembre 2027 : obligation d’émission pour les PME et TPE
5. Peut-on encore envoyer des factures par email ?
Non, les factures devront passer par des plateformes agréées.
6. Qu’est-ce qu’une PDP ?
Une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) permet d’envoyer, recevoir et sécuriser les factures électroniques.
7. Qu’est-ce que l’e-invoicing et l’e-reporting ?
- E-invoicing : échange de factures entre entreprises
- E-reporting : transmission des données à l’administration pour les ventes hors e-invoicing
8. Quels sont les risques en cas de non-conformité ?
Retards de paiement, rejet de factures et sanctions financières possibles.
9. Comment se préparer ?
En adaptant ses outils, en choisissant une PDP et en anticipant la transition.






