L’Indice du Coût de la Construction (ICC) est un indicateur économique trimestriel publié par l’INSEE qui mesure l’évolution des coûts liés à la construction de bâtiments neufs. En 2026, malgré des évolutions législatives et réglementaires, l’ICC reste une référence importante pour certains contrats de location et révision de loyers indexés.
Qu’est-ce que l’ICC ?
L’Indice du Coût de la Construction mesure l’évolution des prix de construction des bâtiments neufs à usage principal d’habitation, en suivant les coûts réellement payés par les maîtres d’ouvrage aux entreprises de construction. Il est publié chaque trimestre par l’INSEE.
Contrairement à d’autres indices (comme l’IRL ou l’ILC), l’ICC se concentre uniquement sur l’acte de bâtir : il inclut les coûts de matériaux, de la main-d’oeuvre, des équipements techniques et des charges directement liées à l’exécution du chantier, mais exclut les frais non liés à la construction elle-même.

Point de vigilance juridique
L’utilisation de l’Indice du Coût de la Construction doit être explicitement prévue dans la clause d’indexation du bail.
À défaut, le bailleur ne peut pas appliquer de révision basée sur cet indice, et toute augmentation peut être contestée par le locataire.
Il est donc indispensable de vérifier la rédaction exacte de la clause avant toute révision.
Comment est-il calculé ?
L’ICC est calculé à partir de données collectées chaque trimestre par l’INSEE auprès d’un panel représentatif d’acteurs du secteur du bâtiment : fédérations, constructeurs, maîtres d'œuvre, etc. Les coûts unitaires par mètre carré sont pondérés selon le type de construction et les zones géographiques pour refléter le coût moyen national de construction.
L’indice est exprimé sur une base 100 fixée au 4ème trimestre 1953, ce qui permet de comparer l’évolution des coûts sur le long terme.
Formule de révision
La formule standard pour réviser ou une valeur indexée sur l’ICC est :
Nouveau loyer = Loyer actuel x (ICC période N / ICC période N-1)
Exemple pratique
Supposons un loyer de 1 000 € par mois indexé sur l’ICC, révisé entre le T3 2024 et le T3 2025 :
- ICC T3 2024 : 2 143,0
- ICC T3 2025 : 2 056,0
Nouveau loyer = 1 000 x (2 056 / 2 143) = 960 €
Le loyer serait donc ajusté à environ 960 € par mois, reflétant la baisse de l’ICC sur cette période. Ce calcul est particulièrement utile pour ceux qui gèrent des contrats anciens spécifiques inclus dans des portefeuilles immobiliers.
Comment utiliser l’ICC pour réviser un loyer ou un contrat ?
Même si l’indice n’est plus utilisé pour les baux d’habitation principale (remplacé par l’IRL, depuis 2006) et que les nouveaux baux commerciaux doivent se référer à l’ILC ou à l’ILAT, l’ICC reste applicable pour certains contrats si une clause spécifique le prévoit.
Cas d’usage actuels en 2026 :
- Baux anciens prévoyant l’indexation sur l’ICC.
- Parkings, garages et boxes loués séparément.
- Certains baux professionnels ou locations non résidentielles.
Points de vigilance lors de l’utilisation de l’ICC
L’utilisation de cet indice nécessite une attention particulière, notamment en raison de ses implications juridiques et de ses variations parfois importantes.
Peut-on changer d’indice en cours de bail ?
Non, l’indice prévu dans le bail ne peut pas être modifié unilatéralement en cours d’exécution. Un changement nécessite soit un avenant signé par les deux parties, soit un renouvellement de contrat.
Que faire si l’indice baisse ?
L’ICC peut évoluer à la baisse comme à la hausse. Si l’indice diminue, le loyer doit en principe être révisé à la baisse, à condition que la clause d’indexation soit formulée de manière symétrique. Certaines clauses excluent toutefois la baisse, ce qui peut poser des difficultés juridiques.
Comment retrouver l’indice de référence dans un bail ?
L’indice applicable est indiqué dans la clause d’indexation du bail, souvent appelée clause de révision. Celle-ci précise :
- l’indice utilisé
- la période de référence
- la fréquence de révision
L’ICC est-il plafonné comme l'IRL ?
Contrairement à l’IRL, l’ICC n’est pas plafonné. Les variations, à la hausse comme à la baisse, peuvent donc être plus importantes, ce qui explique en partie pourquoi d’autres indices sont aujourd’hui privilégiés dans les baux récents.
Conclusion
En 2026, l’ICC (Indice du Coût de la Construction) reste un outil clé pour la révision de certains loyers et contrats, notamment pour les parkings, garages et baux professionnels anciens. Sa méthodologie rigoureuse, basée sur les coûts réels de construction publiés par l’INSEE, permet d’ajuster les loyers de manière objective et transparente. Que ce soit pour anticiper vos charges locatives ou sécuriser vos revenus, comprendre l’ICC et suivre son évolution est indispensable. Des solutions comme Ublo facilitent cette gestion en automatisant le calcul des loyers indexés et en centralisant les informations des baux, rendant la révision des loyers plus simple et fiable.
FAQ – ICC 2026
1. Qu'est-ce que l’ICC ?
L’ICC (Indice du Coût de la Construction) est un indice publié par l’INSEE qui mesure l’évolution des coûts de construction de bâtiments neufs à usage principal d’habitation.
2. Comment est-il calculé ?
L’INSEE collecte chaque trimestre les coûts unitaires par m² auprès d’un panel d’acteurs du secteur, puis les agrège pour obtenir un indice national moyen.
3. L’ICC s’applique‑t‑il aux baux commerciaux ?
En 2026, l’ICC n’est plus l’indice principal pour les nouveaux baux commerciaux (qui doivent utiliser l’ILC ou l’ILAT). Cependant, il reste applicable si une clause du contrat le prévoit, notamment pour des baux anciens ou des usages spécifiques.
4. Peut-on utiliser l’ICC pour un bail d’habitation ?
Non. Pour les baux d’habitation principale, l’ICC n’est plus utilisé depuis 2006 ; il a été remplacé par l’Indice de Référence des Loyers (IRL).
5. Quel est le rôle de l’ICC dans la révision des loyers ?
Lorsque le contrat prévoit l’ICC comme indice de référence, la révision du loyer se fait en multipliant le loyer actuel par le ratio entre les ICC des périodes N et N‑1.
6. Où trouver les valeurs publiées de l’ICC ?
Les valeurs sont publiées chaque trimestre par l’INSEE dans sa base de données statistiques officielles.
7. Existe‑t‑il des outils pour suivre l’évolution de l’ICC ?
Oui, des plateformes spécialisées et des outils de gestion immobilière permettent de suivre les indices comme l’ICC au fil du temps, notamment pour automatiser les calculs de révision.






